levoyage Prochaines représentations

 
Le voyage intraordinaire

de Eric Durnez
Avec Cyril Puertolas
Mise en Scène Thierry Lefèvre assisté de Aude Dierkens

Partir…
Quitter son village
Et ses meilleurs copains
Franchir l’horizon sans savoir ce qu’il y a au-delà
Partir sans destination précise
Prêt à tout
Sans savoir ce que tu cherches
Ni ce que tu trouveras
Comme une épreuve que tu t’imposes
Une plongée
Le temps n’est plus le temps
Le monde ne se ressemble plus
Tu découvres de nouveaux visages
Et surtout celui d’un inconnu si proche
Que ton voyage
Intraordinaire
Va révéler enfin

Avec le soutien du Conseil régional Midi-Pyrénées et du Conseil général du Gers
Le texte est publié aux Editions Lansman.
Coproduction Une compagnie (Belgique)
Ce spectacle a reçu le "Coup de foudre" de la presse aux Rencontres Théâtre Jeune Public de Huy (Belgique) - 2012
"Meilleur spectacle jeune public" du Prix de la Critique des Arts de la Scène 2012-2013 (Belgique)
Le texte du "Voyage intraordinaire" figure dans la liste des textes recommandés pour les collégiens par le Ministère de l’Education nationale (éduscol)


  • CRÉATION

    +
    Création 2008

    A l’origine du “ Voyage intraordinaire ”, il y a l’envie d’un comédien, Cyrille Puertolas, d’explorer de nouvelles voies dans son travail : celle du texte et, singulièrement, du monologue.
    Rompu aux techniques du théâtre de rue, de la danse et du clown, concepteur et porteur de projets de spectacles (“ En quête ”, “ Comment va la terre ? Elle tourne ” avec Dimitri Votano ), Cyrille Puertolas propose à Eric Durnez, auteur avec lequel il a déjà travaillé, d’écrire un texte à sa mesure, qui s’adresserait aux adolescents et aux adultes et qui pourrait se jouer dans différentes configurations : rue, salle, lieux non dédiés au spectacle…
    Après quelques échanges et séances d’improvisation, la thématique du voyage s’affirme. Mais ici il s’agit d’un voyage intérieur et symbolique en même temps que réel…
    Un troisième partenaire du projet s’impose, une fois le texte écrit. Il s’agit du metteur en scène Thierry Lefèvre, pour lequel Eric Durnez a déjà écrit de nombreux textes, s’adressant souvent aux adolescents, et créés au sein du groupe “ Une Compagnie ” (Bruxelles).
    Tout en précision rythmique, à la recherche d’une simplicité et d’une relation fine avec le public, le travail de Thierry Lefèvre questionne de manière subtile la mise en corps du texte.
    Plusieurs périodes de travail sont organisées en Belgique et en France et une première série de représentations est donnée dans le Gers au cours de l’été 2008…
    Le texte / l'histoire
    Un homme s’arrête. Telle est la didascalie d’entrée de ce texte qui alterne les moments d’adresse au public et le récit. Cet homme qui s’arrête, pour souffler un peu ou parce qu’il est arrivé au bout de son périple, lui-même ne le sait pas, va nous raconter son voyage et surtout ses rencontres… Mais est-ce seulement à nous qu’il va parler ? A nous qui sommes là comme au hasard d’une étape ? Ne serait-ce pas aussi à ceux qui ne sont jamais partis, ceux qui sont restés au village
    Il en faut qui partent, il en faut qui restent.
    Au départ, une bande de copains, des “ ados ” comme on dit, “ pas des champions, même pas des types bien… mais c’était mes copains ”. Les copains ne sont pas toujours tendres et l’un d’entre eux, “ le Chauve ”, est sujet aux railleries des trois autres. Jusqu’au jour où “ le Chauve ” se vexe définitivement : “ Je préfère rester chez moi que de passer mon temps avec des gens aussi limités que vous ” Cette sentence va déclencher chez le “ héros ” de cette histoire une envie irrépressible de partir.
    Au coeur de la nuit, le voyage commence. Il sera balisé de rencontres à la fois banales et décisives : un vieil homme, une grosse femme, un routier, une jeune fille, un aubergiste, un monsieur qui attend son bus, un pilier de bistrot, un enfant… Ces personnages sont de chair et en même temps de rêve. Et le voyage bascule sans arrêt du réel au symbolique. Le temps lui-même se distend ou se concentre : sept années peuvent passer comme un jour, sept jours sont une vie… Notre vagabond, toujours étonné, traverse les frontières, les vraies sans doute, mais surtout celles qui sont en lui.
    Au bout du voyage, à moins que ce ne soit encore une escale, le narrateur retrouve son village et ses anciens copains, désormais établis ou faudrait-il dire fossilisés ?… La vie est cruelle pour ceux qui craignent de la vivre.
    Souvent joyeux, parfois étrange et inquiétant, le Voyage intraordinaire regorge d’aventures… intérieures.
  • EN PRATIQUE

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    1 comédien
    A partir de 10 ans
    Durée 50 minutes
    Jauge 130 personnes maximum
    Contact diffusion :
    Claire Janssens - diff3kiroul@gmail.com - 05 62 66 42 54
  • photos

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    Copie_de_VELO_2_SEPIA_-_internet
    cyril_voyage_essai_pl3_1_
    SOURIRE_LANTERNE_SEPIA
    Rencontres Théatre 2011

    Laure Mitrano

    Gilles Destexhe


  • presse

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    CATHERINE MÂKEREEL - Le Soir du 20/08/2012 Spectacle extra et intraordinaire « Décidément, il est une compagnie qui truste jusqu'à présent nos coups de coeur. Après l'ultra poétique Ciel de la Route, Une Compagnie frappe un nouveau grand coup (pourtant tout en délicatesse) avec Le Voyage Intraordinaire (10 à 13 ans). Mis en scène par Thierry Lefèvre encore mais sur un texte d'Eric Durnez cette fois, ce monologue est d'une sobriété duveteuse. Aucun décor, juste un comédien à l'accent chantant, à la bouille espiègle et chaleureuse, débarquant sur scène à bicyclette, un sac à dos et une mini-chaise sur le dos. Tout est dans le jeu, d'une simplicité lumineuse, de Cyril Puertolas, et dans le récit, qu'on arpente comme un sentier magnifique aux détours imprévus. Ce pourrait être un croisement entre le film Into the wild et du Gabriel Garcia Marquez, malicieux et enchanteur: un jeune homme quitte son village pour une destination inconnue. Marcher pour se tenir compagnie et tenir compagnie au monde, telle est sa feuille de route. Il croisera toutes sortes de personnages étonnants, entre le camionneur en route vers la grande ourse et l'aubergiste des jours heureux, pour finalement revenir chez lui, des paquets de liberté plein les poches. Plein d'humour aussi, le comédien joue avec le public, résumant parfois « pour ceux qui seraient endormis ». Peine perdue puisqu'on garde les yeux écarquillés jusqu'au bout. Audacieux, ce seul en scène devrait captiver les ados, parce qu'il leur parle de liberté justement, d'horizons à franchir, et de ces odyssées dont l'unique but est de trouver soi-même. » LAURENCE BERTELS - La Libre Belgique du 21/08/2012 « Ne pas rester au bord de notre liberté, quitter le port pour mieux y retourner, c’est également ce que dit le toujours aussi talentueux Eric Durnez, grand auteur belge, dans "Voyage intraordinaire" (Ed. Lansman) par Une Compagnie avec la Compagnie Kiroul (Gers). L’errance hors mais aussi en soi, comme le révèle ce texte né de l’envie d’un comédien, le magnifique Cyril Puertolas, d’explorer le monologue. Et le voici, essouflé, qui arrive avec son vélo. Termine-t-il son voyage ou va-t-il le commencer ? On ne le sait pas mais qu’importe, il raconte avec le talent des grands, sans excès ni sans avoir rien à prouver. Sinon que la vie est cruelle pour ceux qui refusent de la vivre. Voilà pourquoi le globe-trotter ne s’est jamais senti aussi heureux que la nuit où il a largué les amarres sans crier gare et marché jusqu’à l’aube. Là, il a pris un billet pour le train qui l’emmenait le plus loin possible et s’est acheté, avec l’argent qu’il lui restait, un croissant dont il n’oubliera jamais la saveur. En chemin, il croisera le pilote de la grande ourse, l’aubergiste des jours heureux ou la princesse des oranges avec laquelle il passera sept années de douceur. Puis, il reviendra au village et verra ce que sont devenus ceux qui n’ont pas osé partir. Minutieusement dirigé par Thierry Lefèvre, fin connaisseur de la musique d’Eric Durnez, le comédien français, limpide, intègre et vif, tient le public en haleine, avant de lui donner des ailes. Un fascinant "Into the Wild" théâtral.” MICHEL VOITURIER- Rue du Théâtre du 20 août 2012 Le voyage intraordinaire - Un espace de liberté « Un homme débarque avec sa bicyclette, son sac à dos et une petite chaise. Il aura aussi une lanterne, comme on représente habituellement Diogène, l’homme qui cherchait un homme. Ce voyageur est coutumier des rencontres. Et il aime en parler. Le pèlerinage à Compostelle est devenu une sorte de mode. Un moyen de quitter les aspects négatifs de notre monde agité, en vue de renouer avec des valeurs anciennes de contact avec la nature, de perception du temps différente de celle de la montre, de lien à établir avec d’autres personnes, de méditation à propos du sens à donner à l’existence. Un adolescent abandonne le quatuor indissociable de ses copains le jour où la cible de leurs sarcasmes les traite de piètres. Il laisse tout. Il part sur les routes sans but précis si ce n’est de se réaliser. Ce symbolique voyage initiatique mène le vagabond à des rencontres inattendues. Chaque personnalité côtoyée est rangée dans sa boite à souvenirs. C’est le patriarche de l’humanité, la dame obèse qui se mangea une main, la jeune fille à l’orange, le client des transports en commun attendant un bus spécifique, le routier de la Grande Ourse, l’aubergiste des Jours Heureux, un manieur de paradoxes, un enfant au triple regard… Chacun lui apporte quelque chose mais ce ne sont pas vraiment des leçons de valeurs à découvrir, comme par exemple dans Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Ce sont plutôt les découvertes d’êtres différents de soi, des personnages qui sont hors du socialement correct. Et lorsque le randonneur revient au pays, bien des années après, il s’aperçoit que ces anciens copains sont intégrés dans le moule d’une société dont ils furent marginaux. Excepté celui qui avait pleuré son départ, qui est aujourd’hui malade. Alors, c’est une retrouvaille qui se termine par la mort. La conclusion se révèle : trouver sa liberté, c’est aller au-delà de ses rêves. Cyril Puertolas joue ce texte de Durnez en retenue. Aucun effet facile ou superflu. Aucune insistance sur les éventuels symboles potentiellement glissés sous les mots. Simplement l’envie de partager des histoires avec un auditoire, de lui suggérer çà ou là une émotion. » Ph. M. LE LIGUEUR Le Voyage Intraordinaire - Une Compagnie Il arrive sur son vélo, s’arrête, et c’est nous, spectateurs, qui partons en voyage. Certes, le texte d’Eric Durnez est un petit bijou de sensibilité. Mais quelle justesse aussi dans la mise en scène et l’interprétation de Cyril Puertolas. Pas d’effets, de gesticulations inutiles, tout est dans les nuances, dans le partage chaleureux. Quand il raconte les rencontres de son périple, par exemple avec le doyen de l’humanité, la fille la plus belle du monde, le manieur de paradoxe, même si ces rencontres appartiennent davantage au rêve qu’au réel, nous sommes partie prenante, tant leur part d’humanité résonne en nous. Un véritable appel à grandir, à s’affranchir. Puissent être nombreux les jeunes qui participeront à ce voyage fécond afin qu’ils chantent eux aussi Les chemins nous conduisent au-delà de nous-même ou encore Ne restons pas au bord de notre liberté, il faut quitter le port pour mieux y retourner. Le Piccolo - Supplément Jeune public de La Scène - Novembre 2012 Le voyage intraordinaire Dans un village, un groupe d’adolescents, et leur souffre douleur, surnommé « Le Chauve ». Un jour, ne supportant plus les humiliations, le Chauve qualifie les membres de la bande de « trop limités » et refuse désormais de les fréquenter. Ce message constitue un électrochoc pour l’un des adolescents qui décide d’entreprendre un voyage improvisé pendant lequel ses rencontres vont lui permettre de se livrer à une véritable introspection.